À Hong Kong nous sortons de l'avion et nous dirigeons vers le comptoir d'enregistrement de Cathay Pacific étant donné que Vietnam airlines n'avait pas réussi à émettre ma carte d'embarquement pour le 2ème vol (mais ils avaient réussi pour Daniel et Julien). Après d'autre gossage dans le système (!!!), ils réalisent que le document de voyage qui remplace le passeport canadien de Julien indique que nous arriverons à Toronto le 28 janvier. Le problème, c'est qu'on a fait devancer notre retour et nous arriverons donc à Toronto le 27 janvier. La madame responsable ne veut rien savoir d'émettre nos cartes d'embarquement. Après avoir essayé de lui expliquer la situation et de lui dire que ça ne changeait rien, que Juju avait déjà sa citoyenneté, elle dit qu'elle va envoyer un fax à immigration Canada pour vérifier si elle peut nous laisser partir. À ce moment là il est une heure du matin à Toronto. Évidemment pas de réponse de la part d'Immigration Canada. Je fini par la convaincre de communiquer avec la dame de l'ambassade à Hanoi qui avait fait émettre le dit document. Elle envoi un fax...pas de réponse. Je décide finalement d'appeler moi-même à Hanoi (vive les cellulaires!) et parle à cette gentille dame, qui elle dit à la dame de Hong Kong que c'est OK. Mais la dame de Hong Kong veut un fax de confirmation (elle fait un fixation sur les fax...!). Finalement après plusieurs heurs des pourparlers avec Cathay et l'ambassade, on finit par avoir les cartes d'embarquement environ 20 minutes avant le décolage. La course reprend, on se fait encore escorter par un agent au travers de la sécurité pour nous rendre à la porte de l'avion.
Ouf, on vient de réussir une deuxième fois à attraper notre vol, alors qu'on commençait à se faire à l'idée qu'on devrait dormir à Hong Kong finalement. Nous avons les sièges de la toute dernière rangée dans l'avion. Peu après le décolage, une gentille agent de bord vient nous dire qu'elle a demandé aux gens qui sont assis derrière la sortie de secours (là où il y a une bassinette) si ça leur dérangerait de changer de place avec nous. Ils ont accepté, nous avons deonc déménagé dans des sièges où il y a plus de place pour les jambes. Juju n'a pas voulut rester bien longtemps dans la bassinette, mais on l'a apprécié le temps que ça a duré. Le vol était interminable (14hrs), mais Julien a quand même bien fait ça. C'est sûr qu'à la fin il était pas mal tanné (nous aussi!!!).
À Toronto, miracle, tout a bien été!!! Aucun problème aux douanes ni à l'immigration (nous avons dû passer par là étant donné le non-passeport de Juju). Et croyez-le ou non, les valises étaient là!!! J'avais peur qu'elles ne nous aient pas suivi étant donné le peu de temps entre notre enregistrement de Hanoi et le décolage, mais les 3 étaient là! On traverse l'aéroport, change de terminal (on peut maintenant le faire les yeux fermés après notre expérience d'il y a trois semaines). Pas de problème à l'enregistrement (la dame nous mentionne quand même que la réservation était faite tout croche!), mais ça n'a pas l'air de la déranger trop trop. On relaxe un peu, on fait manger Julien et on se rafraîchit un peu. Puis on embarque sans courrir pour notre dernier vol. Juju a dormi tout le long de celui-ci. C'est complètement crevés que nous sommes atteri à Montréal.
Depuis 2 jours nous essayons de nous remettre du décalage horaire. Ce n'est pas évident avec un bébé qui ne veut jamais dormir. La fatigue accumulée des trois dernières semaines nous rattrape. En fait je ne me rappelle pas avoir été si fatiguée de toute ma vie. Julien est adorable le jour, mais est un vrai monstre la nuit! On va prendre ça un jour à la fois. Notre voyage au Vietnam est maintenant terminé, mais c'est une toute nouvelle vie à trois qui commence ici!

